Socrate, ses deux épouses et Alcibiade par Reyer Jacobsz van Blommendael , 17ème siècle
Platon raconte que quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe athénien Socrate (470-399 a.c.) pour lui dire:
— Sais-tu ce que je viens d’apprendre au sujet de ton ami ?
— Un instant, répondit Socrate; avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, prenons le temps de les filtrer au moyen de "trois cribles". As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
— Non, j’en ai seulement entendu parler.
— Donc tu ignores si c’est vrai. Essayons le deuxième crible, celui de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami est-il bon
— Ah non ! au contraire.
— Donc continua Socrate, tu veux dire du mal de mon ami sans même savoir avec certitude si cela est vrai. Il reste le troisième crible: ce que tu veux m’apprendre est-il utile?
— Non, pas vraiment
— Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi me le dire ? Moi, je préfère l'ignorer.
— Sais-tu ce que je viens d’apprendre au sujet de ton ami ?
— Un instant, répondit Socrate; avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, prenons le temps de les filtrer au moyen de "trois cribles". As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
— Non, j’en ai seulement entendu parler.
— Donc tu ignores si c’est vrai. Essayons le deuxième crible, celui de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami est-il bon
— Ah non ! au contraire.
— Donc continua Socrate, tu veux dire du mal de mon ami sans même savoir avec certitude si cela est vrai. Il reste le troisième crible: ce que tu veux m’apprendre est-il utile?
— Non, pas vraiment
— Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi me le dire ? Moi, je préfère l'ignorer.
